Haute protection
Comment vous protéger efficacement des tentatives de cambriolages ?
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Comme vous le savez certainement, les statistiques des cambriolages réalisés dans la région lémanique battent des records. Mauvaise nouvelle : il n’existe aucun système efficace à 100 % pour repousser les intrus. Bonne nouvelle : il est possible de tenir tête aux visiteurs indésirables en utilisant l’arme la plus redoutable : le temps. 6 grandes familles de conseils pour protéger efficacement vos biens. |
1. Les précautions de bon sens
Constat : une boîte à lettre qui déborde, une poubelle vide, des volets constamment fermés ou une pelouse qui n’est pas tondue sont autant de signaux qui risquent de trahir une absence prolongée. Pas de panique. La solution repose déjà sur l’entente de voisinage. Demandez à vos voisins de simuler une présence en relevant le courrier, en ouvrant et fermant les volets, etc. Vous leur renverrez l’ascenseur quand ils seront absents à leur tour. Autre astuce : vous avez deux véhicules ? Laissez-en un de manière visible pour créer un doute sur votre présence. Enfin, ne laissez jamais de documents sensibles (codes secrets par exemple), de cartes bancaires, de chéquiers, etc. à la maison. Louez un coffre-fort à l’année, bien plus pratique et bien peu onéreux en regard des ennuis qu’il peut vous éviter.
2. Restez visible
Les cambrioleurs aiment opérer à l’abri des regards. De jour, ne coupez pas votre maison des regards extérieurs, afin de les obliger à opérer à découvert. De nuit pensez à des projecteurs qui s’allument au passage d’une personne ou à une lampe intérieure déclenchée par une minuterie simulant une présence nocturne.
3. Faites du bruit !
Complément idéal des vitrages à retardement d’effraction et des portes blindées, une alarme sonore à l’effraction ou à détection de mouvements découragera les plus hardis. Le must, une alarme reliée à une société de télésurveillance.
4. Les retarder le plus possible avant l’accès au bâtiment proprement dit
Clôture, portail, grillage ou haie vive d’épineux constituent des obstacles de premier niveau qui vont leur faire perdre du temps. Or, rappelons qu’ils agissent vite : la durée moyenne consacrée à une tentative de cambriolage est de 10 minutes. Autant leur mener la vie dure dès le jardin.
5. A proscrire catégoriquement
Ne jouez jamais au justicier en piégeant votre domicile à l’instar de ce propriétaire excédé de subir cambriolage sur cambriolage. Les cambrioleurs passaient par la porte de la cave. Bien décidé à leur répondre, il a privilégié la violence en électrifiant sa porte de cave, tuant le cambrioleur sur le coup. Résultat : le propriétaire en question a été poursuivi en justice sous la charge de meurtre avec préméditation. L’eût-il « seulement » blessé qu’il aurait été poursuivi et condamné pour un tout autre motif, celui de coups et blessures volontaires. La jurisprudence est constante et décourage systématiquement ces initiatives anarchiques. Et puis, imaginez que votre piège se retourne contre quelqu’un de passage, sans mauvaises intentions, comme un enfant… Dernier point pénal. Si vous êtes autorisé à neutraliser le cambrioleur pour le remettre aux forces de l’ordre, vous ne pouvez pas porter atteinte à son intégrité physique sauf cas de légitime défense avéré.
6. Protéger vos ouvertures
La porte d’entrée constitue le point névralgique car 80 % des voleurs passent par là. Face à une porte qui leur résiste plus de 3 minutes, ils passent leur chemin dans la majorité des cas.
La solution est triple :
- opter pour une serrure anti-effraction certifiée A2P est un premier bon réflexe. Cela n’empêche pas l’effraction mais contribue à la retarder jusqu’à 15 minutes, une éternité pour un cambrioleur.
- une serrure de qualité ne sert à rien si la porte elle-même ne l’est pas. Une porte non blindée se casse à la masse (ou à la hache) ou se force au pied de biche. La meilleure solution est le blindage, idéalement le bloc porte blindée. L’acier peut être recouvert de bois, plus agréable à l’œil et plus isolant. Vérifiez que le bâti de la porte est recouvert d’acier et que les plaques d’acier proposent une épaisseur suffisante.
- un verre anti-effraction (norme P5A) pour les portes à panneau vitré
Pour les fenêtres, trois axes sont à privilégier :
- le vitrage anti-effraction, également appelé retardateur d’effraction, est conçu pour freiner l’intrusion grâce à sa résistance renforcée qui s’appuie sur le nombre de feuilles de verre, leur épaisseur et le nombre de feuilles PVB insérées à l’intérieur du vitrage.
Ce type de vitrage résiste aux jets d’objets, aux coups de masse ou de hache.
Les vitrages les plus résistants proposent 3 vitres de 4 mm et 6 feuilles PVB : il faut 30 coups de masse pour libérer un passage d’homme !
Notez que certaines assurances exigent des équipements anti-effraction selon la valeur des biens à couvrir en cas de vol à peine de ne pas rembourser le cas échéant.
- pensez aux options de paumelles anti-dégondage et aux autres éléments de la quincaillerie (vis, verrous, crémones…) qui méritent réflexion
- Enfin, un vitrage n’étant jamais incassable, complétez-le d’un dispositif à volets roulants à verrouillage automatique et éventuellement de barreaux pour les accès les plus sensibles.
Conclusion
Sans sombrer dans la paranoïa, il peut être intéressant, dans votre cas, de jouer la sécurité. Comme on dit, le jeu en vaut peut-être la chandelle. On l’a vu, si le risque zéro n’existe pas, les solutions efficaces pullulent. A commencer par une entente et une organisation de voisinage fondée sur la surveillance des alentours. Un comportement suspect (un individu qui fouille une poubelle, une boîte à lettre, stationne devant la maison de votre voisin en prenant des notes, des photos…) ou des marquages étranges (au sol, sur la boîte, les murs…) doivent être immédiatement signalés à la police. Et tant pis, si vous êtes le cinquième à les appeler pour les mêmes observations. Car la première faille de sécurité, c’est l’indifférence.


